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Virginie Nègre ou l’art de faire swinguer les pinceaux et jazzer les soirées.

Il est des rendez-vous que l’on ne retrouve dans aucun agenda officiel, mais qui figurent dans le cœur des amateurs de belles harmonies.

Samedi dernier, dans son atelier transformé en temple de la convivialité musicale, Virginie Nègre nous accueillait pour un bœuf aussi chaleureux que rythmé, dédié au jazz.

Ils étaient une quinzaine de musiciens à avoir répondu à l’appel. Cinq d’entre eux venaient du cru verriérois, preuve que notre commune ne manque ni de talents, ni d’esthètes acoustiques. Saxophonistes, clarinettiste, trompettiste, pianistes, guitaristes et chanteurs à la voix chaude nous ont embarqués dans une ambiance à mi-chemin entre le club de jazz new-yorkais et une soirée entre amis particulièrement doués.

Ces soirées musicales ne datent pas d’hier. C’est en 2003 que Virginie lança la première de ces rencontres musicales, d’abord sous forme de karaoké, avant qu’elles ne se muent en véritables rendez-vous de jazz, de rock, de variété et même de musique irlandaise. Vingt-deux ans plus tard, la magie opère toujours.

Virginie Nègre n’en n’est pas à sa première partition ! La muse des arts a trouvé en elle une digne héritière ! Artiste peintre reconnue, elle fut pendant douze ans la Présidente du Salon d’art de Verrières le Buisson. Elle continue sa passion pour la peinture dans son atelier situé à Antony où elle donne également des cours afin de transmettre son talent.

Virginie est une personne lumineuse, qui possède une énergie communicative, une bienveillance joyeuse. Chez elle l’art est un espace de liberté et un formidable prétexte à créer des liens et aussi … quelques solos endiablés.

Alors que l’on vienne pour le jazz, la peinture ou simplement pour le plaisir, une chose est certaine, chez Virginie Nègre pas besoin de grandes affiches, l’art se partage en toute simplicité, générosité et allégresse.

Joseph, quand les aztèques s’invitent à table et derrière le bar

Il y a des chefs qui ont un bras droit en cuisine, il y a des patrons qui ont un bras droit en salle, mais chez Joseph, le bras droit d’Alexis le gérant, c’est son … bras droit ! Ou plutôt l’immense tatouage qui le recouvre, un entrelacs de motifs qui rappellent les dessins aztèques. Hypnotisant, il capte l’attention pendant qu’Alexis vous sert un kir royal à vous faire décoller vers des contrées lointaines. D’ailleurs peut être que les Aztèques ont fait une halte à Verrières avant de disparaître.

Derrière son bar Alexis impose naturellement sa présence, avec son tatouage singulier et son aisance, il donne à son établissement une vraie personnalité. Mais ici pas de quête pour retrouver un trésor enfoui : le trésor est dans l’assiette.

Il y a une spécialité qui fait la réputation de la maison, le saumon fumé maison. Un vrai travail d’orfèvre, réalisé sur place avec patience et passion. Fumé juste ce qu’il faut pour exalter ses saveurs, tendre et fondant en bouche, il pourrait convertir en un instant ceux qui pensaient tout savoir sur le saumon. Un incontournable du restaurant, que les habitués commandent les yeux fermés.

Et ce n’est pas la seule spécialité, la cassolette de la mer est un festival iodé qui ferait pâlir Poséidon lui-même. La crème brûlée, croustillante, onctueuse, un pur délice ! Et ce kir royal, une explosion pétillante !

Pour profiter de toutes ces merveilles, le lieu est à la hauteur. Le bar est splendide, la décoration élégante, avec de hauts plafonds qui donnent une impression d’espace, tout en conservant une atmosphère chaleureuse et cosy.

Alors ami Verrierois, il est temps de pousser la porte du Joseph ! Trop souvent, on fréquente les mêmes adresses et on oublie qu’à quelques minutes du centre un restaurant où l’on mange divinement bien vous attend.

Alexis et son bras droit sont là pour vous faire découvrir ce qui s’y mijote de meilleur.

Le caviste de la rue Estienne d’Orves

Autant vous l’avouer tout de suite, en matière de vin, je suis une parfaite ignorante. Ce qui est un comble, quand on sait que ma famille possédait autrefois des vignes ! Mais entre tailler un cep et choisir une bouteille, il y a un gouffre que je n’ai jamais su franchir.

Heureusement, j’ai trouvé mon sauveur : le caviste de la rue Estienne d’Orves. Un véritable druide du raisin, capable de me dégoter le vin idéal pour n’importe quel plat, aussi exotique soit-il.

Un colombo de poulet ? il me tend un flacon en murmurant, celui-ci est chaleureux, il a du soleil dans le fond de la bouteille.

Un couscous royal ? ah il faut un vin charnu, généreux qui tient tête aux épices !

Un tajine d’agneau ? Prenez celui-ci, il est charpenté avec une belle structure.

Un parmentier de canard ? Il faut du gouleyant, quelque chose qui glisse tout seul comme une caresse.

Un shop suey au bœuf ? Là, il faut du nerveux, un vin vif, plein d’énergie !

A chaque fois, je l’écoute fascinée et je me dis qu’il parle du vin comme d’un ami ou d’un personnage de roman. A chaque fois je repars conquise, prête à briller en société avec un vocabulaire qui m’impressionne moi-même.

Merci à mon caviste ! Grace à lui je bois avec plaisir et mes invités sont ravis !

Et de toute façon, toujours avec modération surtout si vous devez prendre le volant.

Alors, si vous aussi, vous êtes dans l’embarras, peu importe le plat que vous préparez, ce druide du vin, trouvera toujours la potion magique qui va avec, même pour des coquillettes au jambon.

Un vrai talent !

Un fleuriste pas comme les autres rue Estienne d’Orves

Il y a des commerces qui apportent une touche de vie et de couleur à une ville. Le fleuriste de la rue Estienne d’Orves en fait partie. Avec sa devanture accueillante et ses étals toujours bien garnis, il est une adresse incontournable pour les amoureux des belles fleurs.

Spécialiste des orchidées, il en propose une superbe sélection aux teintes variées, toujours d’excellente qualité. Pour ceux qui préfèrent les plantes plus robustes, ses cactus sont de véritables petits trésors. Et si vous cherchez un bouquet pour offrir ou simplement égayer votre intérieur, vous ne serez jamais déçu par ses fleurs coupées, choisies avec soin.

Avec l’arrivée des beaux jours, la boutique prend encore une autre dimension. Dès le printemps, la cour à l’arrière s’ouvre et se remplit de plantes annuelles de grande qualité. Géraniums, pétunias, verveines… De quoi donner à vos balcons et jardins un éclat coloré qui dure toute la belle saison.

La maîtresse des lieux tient la boutique avec son mari. Vêtu été comme hiver d’un short, il est difficile de ne pas le remarquer, d’autant qu’il affiche un sourire jovial qui met immédiatement à l’aise. Son allure bonhomme et son énergie communicative en font un personnage attachant du quartier.

Mais attention, un autre résident veille sur la boutique : un chat au caractère aussi imprévisible que son maître est chaleureux. Un panneau avertit d’ailleurs les visiteurs : « Attention, ne pas toucher le chat ». Un conseil avisé, car ce félin n’a pas son pareil pour distribuer une petite tape bien sentie à ceux qui s’aventurent trop près.

Idéalement située, la boutique est bien plus qu’un simple commerce : c’est un lieu de vie, de rencontres et de passion pour les plantes. Une visite s’impose, que ce soit pour une orchidée élégante, un cactus piquant ou simplement pour profiter de l’atmosphère unique qui y règne.

INSECURITE A VERRIERES LE BUISSON : LA VIDEO-SURVEILLANCE ET LES RENARDS … QUI SURVEILLE QUI ?

A Verrières le Buisson, ville paisible où les renards vivent mieux que certains habitants, la mairie a eu une idée lumineuse en 2022 : installer des caméras de vidéo surveillance pour lutter contre l’insécurité. Une excellente initiative sur le papier, sauf qu’il y a un léger détail… ces caméras enregistrent, mais personne ne les regarde en temps réel.

Effet dissuasif ? Pas vraiment

L’idée derrière les caméras était de réduire les cambriolages et d’assurer une plus grande sécurité pour les habitants. Mais si nous regardons les chiffres, eux au moins nous pouvons les consulter en direct, il y a de quoi se poser des questions.

  • Verrières le Buisson : 15,84 cambriolages pour 1000 habitants en 2022 contre 7, 77 en 2021, Soit une explosion plutôt qu’une dissuasion.
  • Moyenne de l’Essonne : 7, 2en 2022 contre 6,8 en 2021
  • Les Ulis : 3,31 en 2022 contre 4,19 en 2021
  • Massy : 4,07 en 2022 contre 3,61 en 2021

On se rend compte d’un phénomène assez cocasse : plus il y a de caméras, plus les cambrioleurs se sentent à l’aise ! Peut-être que certains posent même pour la caméra en repartant avec votre téléviseur sous le bras façon selfie d’adieu.

Des enquêtes élucidées… mais combien

On nous assure que certaines enquêtes ont été résolues grâce aux enregistrements visionnés à postériori par la Police Nationale. Combien exactement, mystère, mystère! On ne sait pas, peut-être 3, peut-être 24 ? Comme les caméras ne sont pas surveillées en direct, le voleur a le temps de prendre un café et de lire la presse quotidienne avant de repartir. 

Alors, oui il y a toujours ce fameux débat : sentiment d’insécurité ou insécurité réelle ? A Verrières la question ne se pose plus. Nous avons à la fois l’insécurité réelle et le sentiment d’avoir été un peu roulé dans la farine par un système couteux et inefficace

Chiffres du SSMSI (service statistique ministériel pour la sécurité intérieure)

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