Une maison sans livre est une maison sans âme

Depuisl’enfance, ma mère m’a appris qu’il fallait toujours réserver, quelque part dans la journée, un moment pour lire un livre. Si le tumulte de la journée emportait tout, alors le soir devait devenir ce refuge où l’esprit pouvait enfin se poser, s’ordonner, respirer. J’ai transmis cette habitude à mes enfants, qui l’ont transmise aux leurs. Ainsi perdure dans chaque journée, un espace consacré à la pensée.

Pourtant, je sais qu’il existe des foyers où nulle page ne bruisse, où les étagères ne plient sous aucun volume. Des maisons où l’on ne reçoit l’information que par les écrans, les réseaux, le tumulte médiatique. Là, les esprits se façonnent sans profondeur, on y fabrique des cerveaux faciles à manipuler, des suiveurs plutôt que des bâtisseurs. 

La suède championne du tout numérique à l’école est revenue au papier et à l’écriture manuscrite. En effet les chercheurs l’ont rappelé, le cerveau se structure par l’écriture et se fortifie par la lecture linéaire. 

Selon le dernier classement PISA, la France se situe au 24ème rang sur 30 des pays de l’OCDE et depuis 2018 a perdu 21 points en mathématiques, et 19 en lecture et compréhension de texte. 

Pourtant notre littérature est un trésor : Chateaubriand, Hugo, Proust, Camus … La France porte en elle une richesse littéraire immense. 

Une maison sans livre est comme un arbre sans racine ! 

Ne laissons pas nos maisons sans livre, ne laissons pas nos enfants sans ce lien inestimable.