mai 2025

Chez Thomas, le boucher des Hauts Prés : l’art de la découpe et du bon goût

Dans le quartier des Prés Hauts, il y a une boucherie qui porte bien son nom : les Hauts Prés. Probablement une référence subtile aux bons pâturages d’altitude et à la qualité qui plane haut. Dans la boucherie de Thomas, on ne plaisante pas avec la viande et avec la volaille.

Top model de basse-cour

Dès leur arrivée, les poulets passent entre des mains expertes pour une mise en beauté radicale : jambe complète, maillot brésilien, aisselle. Pas une plume, pas un duvet, la caissière veille au moindre détail avec la rigueur d’un institut haut de gamme.

Maître en lames et merveilles

Chez Thomas la découpe relève de l’orfèvrerie. Sa feuille danse, son désosseur virevolte, son trancheur travaille au millimètre près. Chaque geste est précis, maîtrisé comme celui d’un chirurgien. Pas de risque d’esquilles dans la préparation des volailles. Quant à la viande, elle est découpée dans les règles de l’art. La découpe influence réellement la texture et par conséquent le goût. En bouche la viande révèle toute sa tendreté, sa texture moelleuse et ses arômes profonds. Une cuisson à point sur une pièce taillée dans le bon sens de la fibre laisse un souvenir durable sur les papilles.

Origine France, une promesse tenue

Dans cette boucherie, la provenance des viandes est clairement affichée. Les bêtes sont élevées en France, dans des pâturages réputés, où le bien-être animal est une priorité. Cette exigence de qualité se ressent dans chaque morceau. La viande est issue d’élevage respectueux où l’alimentation et le respect du rythme naturel de l’animal sont au cœur des pratiques.  

Festival pour les papilles

Les vitrines débordent de promesses : les saucisses à l’ail des ours côtoient les chipolatas, les saucisses créoles dansent le zouk, le chorizo le flamenco et la merguez chante le feu. Les préparations maison vous accrochent l’œil : le rôti de veau farci à l’italienne et le filet mignon de porc habillés de saveurs ressemblent à des œuvres d’art. D’ailleurs dans artisan, n’y a-t-il pas art !

Hygiène impeccable, méthode irréprochable

Chez Thomas, l’hygiène n’est pas une option, c’est un principe fondamental. Dès l’entrée, aucune odeur suspecte, l’air est sain, les plans de travail sont irréprochables, les vitrines sont nettes. La méthode HACCP qui permet de prévenir les problèmes de sécurité alimentaire est parfaitement maîtrisée par l’équipe.

Sourire compris

Le sourire de Thomas derrière son comptoir montre un homme qui aime son métier, toujours prêt à conseiller le bon morceau, la bonne cuisson et à glisser un mot gentil.

Dans cette boutique des Prés Hauts, on vient pour la qualité et on revient aussi pour le sourire du boucher.

L’art en fusion poétique, Christian Bernard écrit en « verre »

A Verrières le Buisson, Christian sculpteur verrier ne souffle pas le verre, il le fusionne, le thermoforme. Il sculpte l’intangible : l’âme, les émotions, il fait parler le silence du verre. 

Des bustes, sans tête, mais plein d’allure.

Ses bustes de femmes ne vous regardent pas, ils gardent leur mystère. Pas de visage, mais une allure, une présence. Elles s’appellent Blanche, Elégante et semblent échappées d’un rêve un peu flou où la beauté s’impose.

Pas de visage donc, et pourtant, elles ont toutes un caractère, une posture, une noblesse.

L’Âme, ou les jeux olympiques du sentiment.

Il y a l’Âme, une œuvre tout en courbe qui dégage une grande énergie.Une vague stylisée, tourbillonnante, presque en apesanteur. En premier lieu on pense à la mer, puis en lisant le titre, tout bascule, l’Âme, un vague à l’âme, une vague d’âme ? Une affiche pour les jeux olympiques, pour lesquels elle fut créée. En effet, dans chaque athlète, dans chaque élan, il y a cette chose impalpable qui donne du sens à l’effort : l’âme justement.

Les mains qui se cherchent et ne se lâchent plus

Autre pièce phare, deux mains enlacées, comme étant une promesse éternelle. Juste le geste, simple, universel. Une sculpture émouvante, comme un souvenir que l’on croyait oublié. Deux mains qui se tiennent, comme si c’était la dernière chose à faire dans ce monde, tenir quelqu’un. 

Et puis, il y a bousillé

Le titre claque, un mot familier, cassant. Pourtant l’œuvre est touchante, peut-être une pièce brisée, puis recollée ? ou bien une forme volontairement imparfaite, comme une confidence. Un hommage aux ratés qui deviennent des réussites, aux erreurs qui font de l’art sans le savoir. Car dans le verre, comme dans la vie, ce qui est bousillé peut devenir bouleversant. Un accident ou une œuvre ?

Conclusion, le verre a de l’humour et de l’âme

Christian, ne sculpte pas uniquement du verre, il donne forme à ce que nous ne pouvons ni toucher, ni nommer : une silhouette, un serment, un vague à l’âme, un élan poétique.

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